lundi 24 novembre 2008
Phase IV de la Crise Systémique Globale : Rupture Système Monétaire Mondial d’ici l’été 2009
Quatre phénomènes fondamentaux jouent désormais à pleine puissance pour faire s’effondrer le système de Bretton Woods II [2] dans le courant de l’année 2009, à savoir :
1. Affaiblissement très rapide des acteurs centraux historiques : USA, UK 2. Trois visions d’avenir de la gouvernance globale vont diviser les principaux acteurs mondiaux (Etats-Unis, Eurozone, Chine, Japon, Russie, Brésil) d’ici le Printemps 2009 3. Accélération incontrôlée des processus (dé)stabilisateurs de la dernière décennie 4. Multiplication de chocs-retours d’une violence accrue.
LEAP/E2020 a déjà largement anticipé dans les derniers numéros du GEAB les phénomènes 1 et 4. Dans ce GEAB N°29, nous nous concentrerons sur les phénomènes 2 et 3.
Ainsi, la fébrilité qui a saisi les dirigeants mondiaux depuis la fin Septembre 2008 illustre clairement un sentiment de panique au plus haut niveau. Les responsables politiques de l’ensemble de la planète ont bien compris désormais qu’il y avait le feu à la maison. Mais ils n’ont pas perçu une évidence : c’est la structure même de l’édifice qui est en cause. Il ne s’agit pas simplement d’améliorer les consignes anti-incendie ou l’organisation des secours. Pour prendre une image symbolique forte, les tours jumelles du World Trade Center ne se sont pas effondrées parce que les pompiers ont eu du retard ou parce qu’il n’y avait pas assez d’eau dans le système automatique anti-incendie : elles se sont effondrées parce que leur structure n’était pas faite pour encaisser le choc de deux avions de ligne les percutant quasi-simultanément.
Le système monétaire mondial actuel est dans une situation identique : les deux tours, c’est Bretton Woods, et les avions s’appellent « crise des subprimes », « crise du crédit », « faillites bancaires », « récession économique », « Très Grande Dépression US », « déficits US », ... une vraie escadrille.
La visibilité sur Internet : la quête du Graal du 21ème siècle (partie 2)
Dans l’introduction je parlais de Web 2.0, et il me semble qu’il est nécessaire à ce niveau là de la réflexion d’essayer de définir ce que des marketeurs judicieux ont réuni sous le concept de Web 2.0. Pour stopper toute velléité effrénée de la part de mes détracteurs (qui aiment ça), je vais ajouter que cette définition n’est en rien une vérité transcendantale, mais plutôt la façon dont j’envisage cette évolution du réseau Internet.
Le Web 2.0 est une expression lancée dès 2004 par Tim O’Reilly pour désigner le renouveau du World Wide Web. Le renouveau consiste en un changement des usages du Web. Il s’explique par comparaison aux usages initiaux du Web. Les usages initiaux du Web sont la recherche d’informations, la mise à disposition de contenu figé, statique, sans ou avec de faibles mises à jour de contenu. Le Web 2.0 lui permet une mise à jour de contenu sans cesse renouvelée grâce aux nouvelles technologies mises en œuvre, mais aussi par la mise à contribution de l’utilisateur. C’est là la grande nouveauté, le Web 2.0, c’est le web participatif, c’est le web qui implique les participants. C’est aussi le web qui battit des réseaux, dit réseaux sociaux. Les réseaux sociaux sont la mise en relation d’utilisateurs sur la base d’intérêt communs. Les plus connus/employés à ce jour sont par exemple Myspace (qui vieillit mal, mais c’est un avis), Facebook, les réseaux professionnels tels que Viadeo ou LinkedIn…
Les outils les plus emblématiques de cette révolution des usages du Web sont bien évidemment les blogs qui permettent aux usagers d’Internet de proposer du contenu. Par extension, et plus récemment, les sites de partage vidéo tels Dailymotion ou Youtube sont assez représentatifs de cet esprit participatif. De là à dire que Ségolène Royal a pompé le concept pour sa campagne, il n’y a qu’un pas que je ne me permettrai pas de franchir !
Une des grandes nouveautés est aussi la possibilité pour l’internaute de personnaliser l’usage qu’il fait d’Internet. On a coutume de dire en parlant « Web 2.0 » que ce n’est plus l’utilisateur qui va chercher l’information, mais que l’information vient à lui. C’est le cas avec les flux Rss qui permettent de centraliser toutes les informations (mises à jour) sur une seule et même page d’accueil.
On a bien compris avec cette description rapide, et qui ne se veut absolument pas exhaustive, la définition des nouveaux usages d’Internet. Mais vous me direz, arrête de déblatérer des concepts surannés, et viens en à l’essentiel ! Et vous n’auriez pas tort ! Que viens faire la visibilité dans tout ça ? Il est temps d’entrer à pieds joints dans le vif du sujet.
Internet est devenu ce qu’en font ses utilisateurs, c’est l’idée sous-jacente de l’explosion de la mise en ligne de contenu personnel. L’intérêt de la mise en ligne d’une production personnelle, c’est qu’elle touche au moins une autre personne et qu’elle mette en place un processus humain. Par processus humain, j’entends toute une gamme de réactions : le rire, le dégoût, l’excitation, l’énervement, la contrariété… en somme tout l’éventail des sentiments et des réflexions. Attention, on ne parle pas ici de blog où le contenu détaille la vie de son rédacteur comme un simple journal intime, s’il y a effectivement un processus exhibitionniste à l’œuvre dans la production de contenu sur Internet, son rôle est avant tout, selon moi, à inclure dans la quête de connaissances et dans la curiosité propre à chacun.
Notre vie est ainsi faite, nous naissons, et les premiers apprentissages vont dans le sens de l’interaction avec son environnement. Dans un premier temps on apprend à se saisir d’objets, puis à se mouvoir, puis vient l’apprentissage de la parole qui permet d’interagir avec les autres. Ensuite, la vie est faite d’une succession d’interactions avec d’autres êtres vivants et c’est comme cela qu’on se forme une personnalité, un moi, qui nous définira plus tard en tant qu’adulte.
L’école n’est qu’un moyen pour chacun de se former un moi, de définir les contours de ses préférences et a un grand rôle d’implication dans le tissus social. Par extension, on voit rapidement que la mise à contribution de production personnelle sur Internet participe de ce processus. On propose une vision des choses, propre, qu’on souhaite partager pour la confronter ne serait-ce qu’à une idée différente, afin de s’explorer encore mieux. C’est là où intervient selon moi ce processus d’exhibitionnisme. On donne à voir une part de soi pour se confronter aux autres et essayer par là même de mieux se connaître.
L’idée de visibilité intervient à ce niveau même du processus. En effet, pourquoi mettre à disposition de tous du contenu propre si ce n’est pour pas le confronter à d’autres entités pensantes ?
La question de l’égo doit être abordée. Comme tout être pensant, on a une idée de soi qui correspond à l’image que se font les autres de nous, à une subjectivité. L’égo est l’évaluation personnelle de soi, sa propre auto-estimation (pour en savoir un peu plus sur l’égo et ses théoriciens). Cet égo peut être plus ou moins développé chez les individus, et la confrontation permanente à d’autres entités pensantes le fait varier. Par exemple, une situation professionnelle difficile, qui implique des brimades de la part de la hiérarchie concernant la qualité de son travail peut déboucher sur des doutes quant à sa propre valeur.
Les modifications de sa propre estime vont varier selon le caractère propre de chacun et il serait peut être fastidieux de rentrer dans les détails. A l’inverse, quand le sujet est respecté et admiré pour ce qu’il fait (est), alors son estime personnelle peut grimper. Cela peut conférer un sentiment de puissance. Dans le cadre de la production personnelle, cela peut perturber le processus de confrontation aux autres, en cela qu’une trop haute estime de soi peut empêcher de prendre en compte des idées provenant d’autres et induire une sur-estime de ses propres capacités.
Toute cette démonstration pseudo philosophique pour en arriver où ? Ah oui, à parler de la visibilité sur Internet. Donner de la visibilité à sa production sur Internet permet de la confronter à d’autres ressentis, mais il peut survenir un processus de surestime de soi qui empêche cette autoévaluation. Pourquoi l’interaction sur Internet est-elle particulière ? Parce que, premièrement, sur un blog, ou dans un article, on a accès qu’à une partie minime de la personnalité du rédacteur, et parce que tous les stimuli de la communication interpersonnelle ne sont pas là pour garantir l’intégralité de la compréhension du message. Cette limite peut induire des réactions contrastées. Et bien à l’abri derrière un pseudo, on peut se sentir fort et ne pas faire de cas des idées des uns des autres. Un exemple typique de ce type de comportement est le troll.
On peut alors aisément comprendre que, dans ce système de relations interpersonnelles humaines virtuelles qu’est Internet, certains comportements deviennent excessifs. Se sentant appuyé par un grand nombre, on va développer une grande estime de soi, qui va pousser à donner encore plus de visibilité à sa production, uniquement pour satisfaire son égo et recevoir l’aval, par la pensée, de ses pairs. C’est un des dangers de cet environnement virtuel, qui ne donne pas toutes les clés de compréhension classiques de la relation interpersonnelle.
On vient d’essayer de comprendre pourquoi donner de la visibilité à sa production personnelle sur Internet et en comprendre les limites qui peuvent y survenir. Maintenant on va essayer, de façon plus pragmatique, de sortir du théorique pour rentrer plus dans la pratique.
Concrètement, il existe des moyens pour donner plus de visibilité à son contenu, afin de confronter plus son moi aux autres. Le premier moyen est de faire connaître ses articles dans son cercle d’amis, au travers des réseaux sociaux (qu’on a présentés un peu plus haut). Cela reste une démarche intéressante, mais on a tendance à penser que l’intérêt est limité dans la mesure où précisément on connaît ses amis. En effet, on souhaite toujours confronter son point de vue, ses idées avec des entités pensantes nouvelles, pour évoluer toujours. Alors on peut pousser ses articles sur différents supports, tels les digglikes (le premier : digg), qui proposent aux membres de ces sites d’élire les meilleurs post qui feront l’objet d’une visibilité maximale en page d’accueil du site.
Pour promouvoir ses productions, il existe aussi des solutions techniques, notamment prendre en compte l’architecture du site Internet ainsi que la façon dont il est rédigé pour le faire remonter dans le référencement des moteurs de recherche ( le référencement naturel ou SEO en anglais, pour Search Engine Optimization).
D’autres moyens sont possibles, mais ils impliquent d’investir de l’argent dans la visibilité. L’intérêt est limité pour la simple production personnelle de contenu sur Internet, alors que pour l’entreprise commerciale (cf. article précédent.) qui est dans une démarche de signification de son offre à l’attention du consommateur, l’intérêt est primordial.
Cette dernière réflexion m’amène à la dernière partie de cet article. En effet, diffuser de la production propre est une noble activité, et elle permet de se confronter aux autres, toujours dans l’intérêt d’évoluer. Mais pragmatiquement, on reste loin de la réalité des faits.
La plupart des blogs un tantinet suivis aujourd’hui diffusent des messages publicitaires (et c’est le cas de MediaNaranja). Plus la page est vue, plus le message publicitaire va rapporter de l’argent au diffuseur. Dans ce cas, la visibilité n’est plus uniquement valable pour la production personnelle, mais pour générer du profit. Alors pour certains, cette publicité va permettre de financer la mise en œuvre de moyens techniques (hébergement, achat de nom de domaine, serveurs…) mais elle peut aussi devenir une activité lucrative. Dès lors, la mise en ligne de production s’apparente à une activité commerciale et l’idée de confrontation de points de vue, d’évolution, perd toute sa signification. On entre dans le domaine de la communication commerciale comme elle l’est pratiquée par les entreprises. Pis, on est le moyen (le mégaphone, rappelez vous) de diffusion du message publicitaire. La visibilité devient l’outil de génération de profit.
Il convient toutefois de nuancer cet état des lieux. La production personnelle conserve une valeur, celle qu’elle a aux yeux du lecteur, de celui qui va confronter sa vision des choses avec celle de l’auteur. Cet article par exemple, ne se veut pas une incitation au clic sur les liens commerciaux présents sur la page, mais une invitation à la réflexion. Il sera ou ne sera pas bien perçu, mais il permettra à son rédacteur de confronter son point de vue avec celui de ses lecteurs. La démarche reste avant tout garante du maintien du processus d’amélioration continu de soi. Pour dire cela simplement, le contenu est la clé de la visibilité sur Internet, la caution morale en étant la démarche.
Merci à vous pour votre attention, nous attendons vos réactions et vous donnons rendez-vous très bientôt pour de nouveaux articles !
samedi 22 novembre 2008
Confirmation du danger des OGM pour la fécondité humaine et la sécurité sanitaire
Selon cette étude conduite à l'Université de Médecine Vétérinaire de Vienne, l'alimentation des souris avec du maïs génétiquement modifié, mis au point par Monsanto Corporation aux Etats-Unis, a entraîné une baisse de natalité et du poids corporel. L’auteur principal de l'étude, le professeur Zentek, signale l’existence d’un lien direct entre la baisse de la fécondité et le régime aux OGM, et la reproduction plus performante des souris nourries au maïs naturel.
Dans cette étude de longue durée, les scientifiques autrichiens ont effectué plusieurs tests sur plus de 20 semaines, avec des souris de laboratoire nourries avec un régime contenant 33% d'une variété d’OGM (NK 603 x MON 810), et [, pour le groupe des souris témoins,] une variété naturelle, non modifiée, étroitement apparentée, utilisée dans nombre de pays. Une diminution significative statistiquement de la population des portées et du poids des petits a été constatée à la troisième et quatrième portée des souris nourries d’OGM, par rapport au groupe témoin. Le maïs est modifié avec des gènes produisant une toxine pesticide, ainsi que des gènes permettant la survie aux épandages de l'herbicide Roundup de Monsanto.
Genetic Roulette, un livre de l'écrivain scientifique Jeffrey M. Smith distribué aux membres du Congrès l'année dernière, documente 65 atteintes graves à la santé du fait des produits génétiquement modifiés, notamment des problèmes similaires de fertilité avec des OGM de soja et de maïs : la progéniture des rats nourris de soja modifié génétiquement montre une mortalité multipliée par cinq, un poids de naissance inférieur et l'incapacité à se reproduire. Les nouveaux spermatozoïdes des souris mâles nourris de soja modifié génétiquement sont endommagés. Chez la progéniture des souris nourries aux OGM de soja, l’ADN de l’embryon a une physiologie altérée. Plusieurs agriculteurs étasuniens ont signalé la stérilité ou des problèmes de fécondité chez les vaches et les porcs nourris avec des variétés de maïs modifié génétiquement. En outre, au cours des deux derniers mois, des enquêteurs en Inde ont informé de problèmes de fertilité, d’avortements, de naissances prématurées, et d'autres graves atteintes à la santé, incluant des morts chez les buffles nourris de produits aux graines de coton modifiées génétiquement.
Les principales cultures génétiquement modifiées sont le soja, le maïs, le coton et le colza. Un OGM de betterave à sucre sera aussi introduit avant la fin de l'année.
M. Smith, qui est également directeur exécutif de l'Institut pour la Technologie Responsable a déclaré : « Les aliments génétiquement modifiés sont probablement responsables de plusieurs tendances de santé négatives aux États-Unis. Le gouvernement doit imposer l’interdiction immédiate de ces cultures dangereuses. Le consommateur n’a pas à trinquer en attendant l'action gouvernementale. Il peut télécharger la version gratuite d’un Guide d’Achat Non-OGM sur www.HealthierEating.org. »
Hier, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, les bureaux de presse de Monsanto, ont été incapables d’avancer le moindre commentaire sur les conclusions des journalistes.
Aux États-Unis, la campagne Healthier Eating (mangeons plus sain) de l'Institut pour la Technologie Responsable, mobilise les citoyens, organismes, entreprises, et médias, pour atteindre le point de non retour du rejet des OGM par le consommateur.
Cet institut éduque les gens sur les dangers certifiés des OGM pour la santé, et leur fournit des choix de produits sains, sans OGM.
Il avise aussi les décideurs et le public du monde entier de l’impact des OGM sur la santé, l'environnement, l'économie et l'agriculture, et des problèmes liés à la recherche actuelle, à la réglementation, aux pratiques des entreprises, et à la couverture médiatique.
Original : www.opednews.com/articles/Austrian-Government-Study-by-Institute-for-Resp-081115-414.htm
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info
LaRouche : « nous approchons de l’ultime confrontation »
Lyndon LaRouche a déclaré vendredi que banquiers et gouvernements sont passés « de la peur à la panique », alors que nous basculons dans une nouvelle phase de désintégration du système financier mondial. « C’est désormais la bulle des dérivés qui explose, une bulle de plusieurs millions de milliards », a-t-il souligné.
Officiellement, selon la Banque des règlements internationaux (BRI), fin 2007, les produits dérivés mondiaux équivalaient à 675 000 milliards (environ 15 fois le PIB mondial), dont 179 000 milliards pour les trois plus grandes banques américaines – JP Morgan Chase, Citicorp et Bank of America.
Il faut ajouté à cela, la débâcle des hedge funds (alias Pirates des Caraïbes) : le Financial Times d’hier révèle que 63 milliards de dollars ont été retirés de ces fonds en octobre, et 115 milliards ont été perdus, soit, au total, 10% des actifs qu’ils gèrent. Ces fonds, pour la plupart hébergés dans des dominions britanniques, procèdent actuellement à des ventes massives d’actifs pour récupérer des liquidités et couvrir leurs obligations. Une source de Wall Street a confié que seulement 300 des 7000 hedge funds restants, survivront à cet effondrement.
LaRouche a souligné que toutes les grandes institutions financières américaines, européennes et asiatiques sont exposées à l’effondrement des dérivés, mais qu’aucune ne peut évaluer l’exposition des autres. « Nous sommes en pleine explosion du système », a-t-il averti. « Jusqu’à maintenant, j’offre la seule solution cohérente : la mise en redressement judiciaire de tout le système financier international, en commençant par l’annulation de tous les dérivés. Ma solution créé une menace existentielle pour l’empire financier Anglo-hollandais. Je le sais, de nombreux banquiers importants le savent, et les britanniques aussi. C’est pourquoi la peur s’est transformée en panique absolue. Nous nous approchons sérieusement de l’ultime confrontation ».
vendredi 21 novembre 2008
Autisme, schizophrénie et hyperactivité- Phosphates dans l’alimentation : les enfants poussés au bord de la folie
En dix ans seulement, le nombre d’autistes a été multiplié par trois aux États-Unis. Selon les données officielles résultant d’études ordonnées par le Congrès américain en 2000, c’est une véritable « épidémie » d’autisme qui se répand outre-Atlantique. Alors que dans les années 40, on ne recensait qu’une poignée de cas, aujourd’hui, c’est par centaines de milliers que des autistes, des schizophrènes et autres « troubles envahissants du comportement » sont comptabilisés : un enfant sur trois cents en serait atteint ! Dans un État comme le Maryland, les chiffres officiels indiquent une augmentation de 500 % de nouveaux cas depuis 1998. En France, nous ne disposons pas de données statistiques arrêtées sur l’incidence de l’autisme et, plus généralement des troubles du comportement, mais il y a fort à parier que le phénomène est tout aussi pandémique.
Les métaux lourds incriminés
Les pays industrialisés sont particulièrement concernés par cette hausse des troubles du comportement. Et pour cause : l’une des explications pointées du doigt par nombre de chercheurs européens, serait l’intoxication lente aux métaux lourds due principalement aux rejets de mercure et de plomb en quantités considérables par l’industrie dans l’atmosphère… mais également à la présence de divers métaux dans les amalgames dentaires (mercure, étain, argent…), les cigarettes (cadmium), les vaccins en général (aluminium) et plus particulièrement le vaccin Rougeole-oreillons-rubéole – ROR – (mercure).
Quand la caséine et le gluten ne sont pas digérés
Les métaux lourds, en s’accumulant dans l’organisme, ont en effet une action inhibitrice sur une classe d’enzymes, les peptidases, destinées à la dégradation complète d’un ensemble de protéines alimentaires provenant du gluten (les céréales et la plupart des produits alimentaires : conserves de viande, charcuterie, moutarde, mayonnaise, sauces, bière, chocolats, mais aussi certains médicaments). Et de la caséine (présente dans les produits laitiers et dans la viande de veau et de bœuf).
Chez certains enfants, génétiquement prédisposés, et atteints de troubles graves du comportement ou d’autisme, on a justement identifié une carence de ces mêmes enzymes. De nombreux chercheurs en déduisent que, lorsque ces enzymes sont inhibées par excès de métaux lourds, des psychopathologies lourdes, ou une hyperactivité constante, ou une dépression grave peuvent apparaître chez des enfants jusqu’alors sains.
C’est un véritable empoisonnement chronique qui les atteint. En effet, lorsque les protéines des céréales et du lait ne sont pas complètement dégradées, elles franchissent la paroi intestinale et se retrouvent dans le système sanguin. Ces « peptides opiacés » vont se comporter dans l’organisme comme certains morphiniques et se fixer sur les récepteurs biochimiques spécifiques à ces substances. En occupant et en saturant les récepteurs opiacés, les peptides provenant du gluten et de la caséine vont alors entraîner des dérèglements du comportement, et favoriser le développement de maladies envahissantes du comportement.
La preuve biochimique
Les troubles « envahissants » de comportement causés par la dégradation partielle du gluten et de la caséine ont été mis en lumière dans plusieurs publications médicales, rédigées notamment par le professeur Reichelt de l’Institut de recherche pédiatrique de l’Université d’Oslo.
Les chercheurs ont décelé l’accumulation de peptides dans les urines (gluten et caséine) pas toujours associée à des taux anormalement élevés d’anticorps spécifiques (IgA, IgE, IgG) produits par l’organisme pour tenter d’éliminer ces substances antigéniques. Ils en ont conclu que les peptides étrangers parviennent dans la circulation sanguine intacts, et en quantité suffisante pour stimuler une réponse immunitaire. La preuve biochimique de l’intoxication est apportée.
Les symptômes majeurs
Le désordre biochimique auquel se trouve confronté l’organisme lors d’une intoxication au gluten et à la caséine est à l’origine de tout un éventail de désordres comportementaux allant de l’hyperactivité à l’autisme en passant par les troubles de la personnalité et l’épilepsie.
Les substances opioïdes (parmi lesquelles les casomorphines, les glutéomorphines, les gliadinomorphines…) qui saturent le cerveau ont pour effet d’inhiber les liens sociaux.
L’indifférence, le repli sur soi et l’absence de langage en sont des conséquences majeures. Les enfants intoxiqués sont en outre plus exposés aux crises d’épilepsie qui augmentent avec l’âge parallèlement à la sécrétion de peptides opioïdes. Ceci peut s’expliquer par le fait que certains opioïdes ont des propriétés convulsivantes.
Mais parallèlement, les peptides nocifs qui encombrent l’organisme perturbent la gestion de la sérotonine. Il y a parfois trop de sérotonine, et parfois trop peu. Cela conduit à des informations excessives transmises par les sens, des insomnies, des réactions impulsives et aussi une faible aptitude à l’adaptation…
Le manque d’adaptation et la réaction exacerbée aux stimuli sensoriels et émotionnels peut se traduire, soit par une excitation autonome du système nerveux central, soit par une inhibition des réactions qui amène au repli sur soi de l’individu et le porte à adopter un comportement sécurisant fait de rituels et/ou de stéréotypies.
Priorité au régime sans gluten et sans caséine
Avant de vous lancer dans un régime qui sera très contraignant, il faut tout d’abord vous assurer que votre enfant est effectivement intoxiqué par le gluten et la caséine. De simples analyses d’urine vous permettront d’en avoir le cœur net. Un test de perméabilité intestinale permet de mesurer le pourcentage de petites et de grosses molécules qui passent la barrière de l’intestin est facilement réalisable au Laboratoire de biochimie de l’hôpital Saint-Vincent de Paul à Paris (docteur Francis Rocchiccioli).
Une fois le diagnostic établi, et plutôt que de passer directement à la phase d’élimination des métaux lourds accumulés dans l’organisme, il convient plutôt de se concentrer sur l’adoption d’un régime alimentaire strict. Les résultats en sont à la fois plus rapides et plus certains.
Le régime sans gluten ni caséine occasionne en effet, selon le professeur Reichelt, une amélioration pour toutes les catégories de comportement chez 81 % des enfants en seulement trois mois.
Un régime alimentaire sans caséine et sans gluten a pour conséquence la diminution des peptides urinaires (environ de moitié en six mois), ce qui conforte leur origine exogène. Cette diminution est associée à une amélioration du comportement clinique des patients. Une reprise de ces aliments entraîne généralement une rechute passagère.
Une conclusion confirmée par les observations du professeur Pelliccia du Département de pédiatrie de l’Université de médecine de Rome, qui a constaté une baisse de l’incidence des crises d’épilepsie dès l’adoption d’un régime approprié… et une reprise spectaculaire des crises d’épilepsie lorsque le régime alimentaire dépourvu de gluten et de caséine est interrompu.
Bien entendu, une alimentation strictement sans gluten et sans caséine peut paraître a priori extrêmement contraignante car ces protéines se retrouvent à peu près partout dans notre alimentation (pain, plats préparés, moutarde…). Mais certains médecins nutritionnistes peuvent être d’excellent conseil.
Désintoxication : une nouvelle solution
Indépendamment du régime entamé, il est possible de réaliser différents tests concernant la caractérisation des métaux lourds et l’un des plus spécifiques est le test Melisa (Memory lymphocytes immuno-stimulation assay) proposé par le professeur Vera Stejskal de l’Université de Stockolm (Suède).
Ce test est spécifique du métal et est même appliqué aux différentes formes de mercure métallique, ionique et/ou organique ou spécifiquement à d’autres métaux toxiques comme le titane, le nickel, le cadmium…
Par ailleurs un laboratoire belge, S&P, commercialise un produit, le TMD (Toxic metal detox) qui constitue une réponse naturelle à l’élimination des métaux toxiques par la dizaine de composés qu’il renferme dont le glutathion et l’acide lipoïque. Des études ont déjà été réalisées et montrent que l’élimination de ces métaux lourds est totale au bout d’environ 8 à 9 mois. Ce laboratoire fournit également une liste de praticiens de santé naturelle informés de ces questions et recommande de s’adresser à l’un d’eux pour un suivi optimal de la prise de TMD.
Nous rappelons également que nous avons mentionné dans des numéros antérieurs des compléments naturels, ou des solutions de phytothérapie pour se désintoxiquer des métaux lourds : ail des ours, coriandre, chlorella (n°26 de « Soignez-vous ! ») et l’Exo-mercure (n°11 de « Santé pratique »).
Phosphates dans l’alimentation : les enfants poussés au bord de la folie
Barres chocolatées, sodas, plats préparés, autant de produits hyper-phosphatés qui sont un désastre pour les enfants et entraînent hyperactivité, agressivité, céphalée et insomnie. Frédérique Caudal, pédiatre, après deux ans d’expérience en cabinet, a constaté qu’une diète alimentaire sans additifs phosphatés rattrape en quatre jours les enfants et leur évite le médicament à la mode, la Ritaline.
Les phosphates sont quasiment présents dans tous les aliments contenant des additifs. Leur utilisation est telle que, depuis 10 ans, leur présence a augmenté de 300 %. Si les phosphates sont nécessaires à la croissance des enfants et au bon fonctionnement du corps, ils entraînent, lorsqu’ils sont en excès, de graves troubles du comportement.
Perturbateur hormonal
Chez les sujets sensibles, l’intoxication au phosphate provoque un dérèglement du métabolisme, en bloquant la sécrétion de l’hormone noradrénaline des glandes surrénales, laquelle commande et règle le flux des excitations nerveuses cérébrales. D’où un dérèglement du comportement qui se manifeste dès le sevrage lorsque l’enfant passe du lait maternel au lait de vache. La situation se détériore avec l’alimentation « normale » vers 2 ou 3 ans (avec l’apport de céréales enrichies à la lécithine de soja) pour atteindre un point culminant vers 10-13 ans et se poursuit à l’adolescence puis à l’âge adulte.
Il faut noter que cette hypersensibilité aux phosphates ne concerne que 5 % des filles alors que 10 % à 20 % des garçons sont touchés et plus particulièrement les enfants longilignes ou athlétiques et musclés. Étrangement, les obèses ne sont pas atteints.
La Ritaline, seule solution de la médecine officielle
Hyperactivité, violence, instabilité émotionnelle, difficulté de concentration en classe, insomnies, impulsivité, incapacité à s’adapter et s’intégrer, distraction permanente, morosité, susceptibilité exagérée, difficultés de langage et troubles du sommeil majeurs peuvent souvent être dus à cette overdose de phosphates. Mais, face à la vague des troubles lourds du comportement qui touche, depuis une décennie, des millions d’enfants des pays développés, la médecine officielle ne propose qu’une solution : une amphétamine nommée Ritaline. Cette drogue (interdite depuis les années 70 car elle servait de dopant aux sportifs) n’offre pourtant que peu de résultats et s’accompagne d’effets secondaires catastrophiques.
Une diète de quatre jours et du vinaigre de vin
Vous pouvez dépister facilement une intoxication aux phosphates par la mesure du pH salivaire grâce à une bandelette test de pH (en pharmacie). Un pH alcalin de 8 ou 9 dès le réveil signifie que l’intoxication est avérée.
Pour confirmer ce premier diagnostic, éliminez de l’alimentation de l’enfant tout additif phosphaté pendant quatre jours. Son état devrait s’améliorer de manière spectaculaire.
L’antidote incontesté contre les phosphates est le vinaigre de vin (acide acétique) qui annule l’effet des phosphates à petite dose (alors que l’ingestion de 75 mg de phosphates suffit à provoquer une rechute en 20 à 30 minutes), la prise d’une cuillère de vinaigre de vin avec autant d’eau et un peu de miel (pour le goût) va prévenir toute rechute et peut se pratiquer préventivement. À prendre une fois par jour pendant huit jours.
Attention : Le vinaigre de cidre (acide malique) ou le citron (acide citrique) aggravent l’effet des phosphates.
Pour plus d’infos, lire :
« La drogue cachée : les phosphates alimentaires », de Herta Hafer. Éditions du Madrier,tél. 00 41 21 887 78 21.
Le caddie sans phosphates
Ôter de l’alimentation :
E 322 : lécithine de soja, de jaune d’œuf… (que l’on trouve dans les plats préparés, les glaces, le Nutella…).
E 338 : acide phosphorique dans les sodas… à E 341 dans la charcuterie et le fromage fondu.
L’acide citrique présent dans les sodas et autres Ice tea et jus concentrés.
E 450 a, b, c : en particulier dans les fromages en portion (Kiri, P’tit Louis, Vache qui rit…).
Levure chimique (type Alsa) et additifs E 1410 à 1414 et E 1442 présents dans de nombreux biscuits, cakes, gâteaux et goûters…
Le riz traité pour ne pas coller.
Les barres chocolatées et chewing-gums qui n’existent pas sans phosphates.
Diminuer les oléagineux, les légumineuses, les jaunes d’œufs, le lait de vache (qui contient six fois plus de phosphates que le lait maternel) si la consommation est très importante.
Prendre à la place :
Comme céréale infantile : la gamme Biocarrefour qui est exempte de lécithines (gluten et protéines de lait de vache), entre autres…
Diluer les jus de fruits (100% pur jus) vendus en grande surface. Ou mieux, les préparer soi-même.
Préférer le bicarbonate de sodium pour faire lever les gâteaux ou le sachet : « poudre à lever sans phosphate » en magasin diététique.
Choisir comme cacao du matin : Banania ou le moins cher des marques de grande surface…
Utiliser du riz normal.
Chocolat en tablettes : marque Grand Jury à 80 % de cacao ou la plupart des tablettes du commerce équitable (sauf chocolat dessert)
Les marques Montignac, Bonneterre, Le moulin des moines (sauf chocolat dessert), La Vie Claire… dans les magasins diététiques.
Plus généralement opter pour les fruits, les légumes, le poulet, le poisson, la dinde.
http://soignez-vous.com/2005/08/15/phosphates-dans-lalimentation-les-enfants-pousss-au-bord-de-la-folie/
La mort de l’Empire américain
«Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que le sont les armées» (Thomas Jefferson, président américain. 1743-1826)
Les États-Unis se meurent. Ils s’autodétruisent et entraînent le reste du monde avec eux.
On dit souvent qu’il s’agit d’un effondrement du crédit hypothécaire à risque, ce qui voile la vraie raison de la crise. En l’associant à la crise des hypothèques pourries, inutiles et tangibles, on peut au moins blâmer quelque chose de « réel » pour le carnage. C’est un mythe, voilà le problème. L’ampleur de cet effondrement financier est due au fait que tout était basé sur du vide.
L’industrie financière a renommé les créances garanties « swap sur défaillance » et les paris risqués « produits dérivés ». Les directeurs financiers et les cadres du milieu bancaire vendaient l’ultime escroquerie au monde entier à l’instar des charlatans vendant leurs remèdes au 18e siècle, mais cette fois-ci en vestons et cravates. En octobre 2009, cette industrie, que peu de gens arrivaient à comprendre, atteignait les quatrillions de dollars (1000 milliards).
Soutenus par de faux espoir, les États-Unis tombent maintenant comme un château de cartes.
Tout a commencé au début du 20e siècle. En 1907, J.P. Morgan, un banquier privé de New York, a propagé une rumeur voulant qu’une grande banque concurrente, sans dire laquelle, était sur le point de sombrer. C’était une fausse accusation, mais les gens sont tout de même accourus à leur banque pour retirer leur argent, craignant que celle-ci ne soit l’objet de la rumeur. Comme ils retiraient leurs fonds, les banques ont perdu leurs dépôts en argent et ont dû rappeler leurs prêts. Les clients devaient alors payer leurs hypothèques afin que les banques aient des revenus, un processus qui les menait à la faillite. La panique de 1907 a provoqué un krach incitant à la création de la Réserve fédérale, un cartel bancaire privé avec le vernis d’une organisation gouvernementale indépendante. En réalité, c’était un coup des banquiers d’élite dans le but de contrôler l’industrie.
La loi signée en 1913 autorisait la Réserve fédérale à prêter et imprimer l’argent de la nation, mais avec intérêt. Plus elle imprimait d’argent, plus elle générait ses propres revenus. De par sa nature, la Réserve fédérale était vouée à produire à jamais des dettes pour survivre. Elle a pu imprimer la réserve monétaire à sa guise, en contrôlant sa valeur. Pour en contrôler la valeur, il fallait toutefois garder l’inflation à l’œil.
La Réserve fédérale a alors doublé la réserve monétaire américaine en l’espace de cinq ans et a rappelé un pourcentage volumineux de prêts. Plus de 5 000 banques se sont effondrées au cours de la nuit. Un an plus tard, la Réserve fédérale a de nouveau augmenté la réserve monétaire de 62 %, mais en 1929, elle a une fois de plus rappelé une quantité importante de prêts. Cette fois, le krach de 1929 a ruiné plus de 16 000 banques et fait plonger la bourse de 89 %. Les banques privées et bien protégées dans le système de la Réserve fédérale ont pu rafler les banques ruinées pour presque rien.
Le pays est entré dans la grande dépression, et, en avril 1933, le président Roosevelt a promulgué un décret confiscant tous les lingots d’or détenus par le public. Ceux qui refusaient de rendre leur or étaient emprisonnés pendant dix ans, et à la fin de l’année, l’étalon-or était aboli. On a remplacé ce qui était autrefois remboursable en or par du papier monnaie ayant cours légal, et l’or ne pouvait plus être échangé pour de l’argent comptant comme avant.
Plus tard, en 1971, le président Nixon a complètement aboli l’étalon-or, et, par conséquent, le dollar a cessé de se transiger au prix international fixe de 35$. Les États-Unis décidaient alors de la valeur du dollar US parce qu’il valait autant que l’or. Il n’avait aucun standard de mesure et est devenu la monnaie universelle. Les bons du Trésor (obligations à court terme) et les obligations (à long terme), c’est-à-dire les billets du gouvernement étasunien payés par les contribuables, ont remplacé l’or comme valeur. En outre, l’or étant exempt des exigences relatives aux déclarations, contrairement aux systèmes monétaires fiduciaires occidentaux (basés sur la fiducie), on ne pouvait le retracer. Ce n’était pas dans le meilleur intérêt des États-Unis.
Après la grande dépression, les banques privées craignaient toujours de faire des prêts hypothécaires. Roosevelt a alors créé Fannie Mae, une banque de financement hypothécaire subventionnée par l’État et fournissant des fonds fédéraux afin de financer des hypothèques pour des logements abordables. En 1968, le président Johnson a privatisé Fannie Mae, et en 1970, Freddie Mac a été créée pour lui faire compétition. Les deux achetaient des hypothèques des banques et autres prêteurs et les vendaient à de nouveaux investisseurs.
Le boom qui a suivi la Seconde Guerre mondiale avait créé une Amérique débordante d’argent et d’actifs. En tant que complexe militaro-industriel, les États-Unis ont profité de la guerre de façon exponentielle, et, contrairement à tous les empires de l’histoire, le pays s’est hissé au rang de superpuissance. Mais il a oublié qu’historiquement, l’ascension des empires est proportionnelle à leur déclin.
Les Étasuniens pouvaient se permettre toutes les commodités modernes, en exportant leurs biens manufacturés à travers le monde. Après la guerre du Vietnam, les États-Unis ont vécu un déclin économique, mais les gens répugnaient à abandonner leur niveau de vie élevé en dépit des pertes d’emplois, et la production était envoyée de plus en plus à l’étranger. Un sentiment illusoire et de droit acquis a gardé les Étasuniens sur le tapis roulant de la consommation.
En 1987 la bourse étasunienne a plongé de 22 % en une journée en raison des transactions de contrats à terme standardisés à haut risque, appelés « produits dérivés », et, en 1989, la crise de la Savings & Loans a amené le président George H. W. Bush à utiliser 142 milliards de dollars de l’argent des contribuables pour sauver la moitié de la S&L. Pour ce faire, on a donné à Freddie Mac la tâche de donner des hypothèques à risque (ou subprime, en deçà du taux préférentiel) à des familles à faible revenu. En 2000, « l’exubérance irrationnelle » de la bulle technologique a éclaté et 50 % des entreprises de haute technologie ont fait faillite, rayant cinq billions de dollars de leur valeur marchande exagérée.
Après la crise, Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale, a maintenu les taux d’intérêt si bas qu’ils étaient en deçà de l’inflation. Tous ceux qui épargnaient leurs revenus perdaient de l’argent en réalité, et le taux d’épargne est vite tombé dans le négatif.
Durant les années 1990, les publicitaires se sont activés intensément, mettant en marché un style de vie encore plus luxueux, disponible grâce au crédit facile et peu coûteux. Les secondes hypothèques sont devenues monnaie courante et les prêts d’accès à la propriété servaient à payer les comptes de cartes de crédit. Plus les Étasuniens achetaient, plus ils s’endettaient. Mais tant qu’ils possédaient une maison, leur faux sentiment de sécurité persistait : leur maison était leurs capitaux propres, sa valeur augmenterait sans cesse, et ils pouvaient toujours réhypothéquer à des taux moindres si nécessaire. L’industrie financière croyait aussi que les prix de l’immobilier augmenteraient continuellement, et que s’ils devaient chuter, la banque centrale baisserait les taux d’intérêt afin de faire remonter les prix. Tout le monde croyait qu’il s’agissait d’une situation gagnant-gagnant.
Le niveau le plus bas des taux d’intérêt de M. Greenspan permettait à tout le monde d’avoir une maison. Les travailleurs au salaire minimum ayant l’ambition d’acheter une maison d’un demi-million de dollars étaient en mesure de garantir des prêts de 100 %, et les prêteurs étaient tout à fait conscients qu’ils ne pourraient pas continuer à payer.
Tellement de gens ont reçu des prêts à risque que les sociétés de placement et les prêteurs ont trouvé une nouvelle manigance : rassembler ces prêts hypothécaires virtuellement sans valeurs et les vendre à titre d’investissement à des pays non avisés qui ne verraient pas la différence. Le mode de vie excessif des Étasuniens et le consumérisme n’en ont jamais souffert, et le tout était financé par des nations étrangères pas plus judicieuses.
Les banques ont toujours prêté plus d’argent qu’elles n’en possédaient, parce que le paiement d’intérêts génère leur revenu. Plus une banque prête, plus elle perçoit des intérêts, même sans argent dans la chambre forte. C’est une industrie lucrative de donner de l’argent que l’on ne possède pas au départ. Les banques de crédit hypothécaire et les sociétés de placement ont même emprunté de l’argent sur les marchés monétaires internationaux pour financer ces prêts hypothécaires à risque à 100 % et plus, et ont commencé à prêter plus de dix fois leurs actifs sous-jacents.
Après le 11 septembre, George Bush a dit à la nation de dépenser et, en pleine guerre, c’est ce que la nation a fait. Elle a emprunté à des niveaux sans précédents afin de payer non seulement sa guerre au terrorisme au Moyen-Orient (coûts estimés à quatre billions de dollars), mais aussi ses baisses d’impôts au moment même où ces impôts auraient dû être haussés. Bush a diminué les réserves obligatoires de Fannie Mae et Freddie Mac de 10 % à 2,5 %. Elles étaient libres non seulement de prêter encore plus, à des taux d’intérêt à leur plus bas, mais en outre elles ne devaient posséder qu’une fraction des réserves. Les banques ont rapidement prêté trente fois la valeur de leur actif. C’était, comme l’a dit une économiste, une « orgie d’excès ».
C’était de l’excès de dépenses en temps de guerre. Jamais dans l’histoire un pays n’a été impliqué dans un conflit sans sacrifice, sans réductions budgétaires, sans augmentation d’impôts et sans conservatisme économique.
Et, comme en 1929, les chances que tous les investisseurs courent réclamer leur argent en même temps augmentaient.
Donc, pour garantir ces hypothèques à haut risque, les sociétés d’investissement qui les vendaient ont alors créé des polices d’assurance sur les investissements dans ce type de crédit, vendues sous le nom de « swap sur défaillance » (credit default swap (CDS)). Le gouvernement doit toutefois réglementer les polices d’assurance, donc en les appelant CDS, elles demeuraient non réglementées. Les institutions financières « couvraient leurs spéculations » et vendaient des primes afin de protéger des actifs spéculatifs. En d’autres mots, l’actif qui devait prendre de la valeur pouvait également avoir un pari à côté, au cas où il baisserait. En octobre 2008, les transactions des CDS se chiffraient à 62 billions de dollars, un montant plus élevé que toutes les bourses du monde réunies.
Ces spéculations n’avaient absolument aucune valeur et n’étaient pas des investissements. Ils n’étaient que des instruments financiers appelés produits dérivés – des spéculations à haut risque, « des riens provenant de rien » -- ou comme disait Warren Buffet, « des armes de destruction financière massives ». Les transactions de produits dérivés « valaient » plus qu’un quatrillion de dollars, soit plus que l’économie du monde entier. (En septembre 2008 le produit intérieur brut mondial s’élevait à 60 billions de dollars.)
Dénoncée comme étant illégale en 1990, la pratique des produits dérivés a été légalisée par Alan Greenspan. Les fonds de couverture sont rapidement devenus une industrie à part entière, spéculant sur le marché des produits dérivés et misant autant que souhaité. C’était facile, car il s’agissait d’argent qu’ils n’avaient pas au départ. L’industrie avait toutes les allures d’une banque, mais les fonds de couverture, les fonds d’actions et les courtiers en produits dérivés n’avaient pas accès aux prêts gouvernementaux en cas de défaillance. Si les propriétaires manquaient à leur engagement, les fonds de couverture n’avaient pas d’argent pour payer « à partir de rien ». Ceux qui avaient couvert un actif en hausse ou en baisse ne pouvaient pas bénéficier des gains ou des pertes.
Ce marché était devenu la plus grande industrie au monde, et tous les géants financiers encaissaient : Bear Stearns, Lehman Brothers, Citigroup et AIG. Mais les propriétaires de maisons, ayant depuis longtemps atteint leur limite de crédit, commençaient à faire défaillance sur leurs hypothèques. Ils payaient non seulement pour leur maison, mais aussi pour toutes les dettes amassées au fil du temps pour une voiture, une carte de crédit et un prêt étudiant, des frais médicaux et des prêts d’accès à la propriété. Ils avaient emprunté pour payer leur épicerie et leurs primes d’assurance santé qui montaient en flèche afin de conserver leurs plus grandes maisons et leurs plus grosses voitures. Ils ont refinancé les dettes qu’ils avaient à des taux moindres, lesquels ont rapidement grimpé. L’Américain moyen devait 25 % de son revenu annuel seulement en dettes de carte de crédit.
En 2008, les prix des maisons ont commencé à descendre subitement et les hypothèques perdaient soudainement de la valeur. Les commandes manufacturières avaient baissé de 4,5 % avant septembre, les inventaires commençaient à s’empiler, le chômage était en forte hausse, et les saisies avaient augmenté de 121 % et de 200 % en Californie.
Les géants financiers devaient arrêter de transiger ces titres adossés à des créances hypothécaires (mortgage-backed securities (MBS)), puisque leurs pertes devraient dorénavant être justifiées. Les investisseurs ont commencé à retirer leurs fonds. Bear Stearns, spécialisée dans les portefeuilles de titres hypothécaires, a été la première à partir en mars.
Tout comme ils l’avaient fait au 20e siècle, JP Morgan est venue rafler la Bear Stearns pour presque rien. Un an auparavant, les actions de Bear Strearns se transigeaient à 159$, mais JP Morgan a pu prendre la relève et les acheter à deux dollars l’action. En septembre, Washington Mutual s’est effondrée : il s’agissait du plus grand échec bancaire de l’histoire. Encore une fois, JP Morgan est intervenue et a payé 1,9 milliards de dollars pour des actifs évalués à 176 milliards. C’était une vente de feu.
Fannie Mae et Freddie Mac, les firmes reprises par l’État et responsables de 80% des prêts hypothécaires, ont tranquillement perdu presque 90 % de leur valeur au cours de l’été. Ensemble, elles étaient responsables de la moitié des prêts impayés, cependant, pour chaque dollar en réserve, elles avaient une dette de 80 dollars.
Afin de garantir leur survie, la Réserve fédérale est intervenue et a pris le contrôle de Fannie Mae et Freddie Mac. Le 7 septembre 2008, elles ont été « mises sous tutelle », ce que l’on appelle nationalisation ailleurs dans le monde, mais les Étasuniens rechignent à l’idée de toute industrie gouvernementale requérant des hausses d’impôts.
En réalité, le gouvernement donnait une marge de crédit illimitée. Puisqu’elle provenait de la Réserve fédérale, et non pas du Trésor, elle a pu passer outre l’approbation du Congrès. Le département du Trésor a par la suite mis des bons du Trésor aux enchères afin d’amasser des fonds destinés uniquement à la Réserve fédérale. Néanmoins, c’est le contribuable qui financerait le sauvetage. Les banquiers avaient saigné le système de dix milliards de dollars dans les opérations de couverture et la spéculation sur les produits dérivés, et provoqué le gel système des prêts interbancaires, lequel a cessé de fonctionner et s’est effondré.
La prise de contrôle a été définie comme un sauvetage de 700 milliards de dollars arbitraires, qui ne fait rien pour régler le problème. On n’a demandé à aucun économiste de donner son opinion au Congrès, et le prêt ne fait que perpétuer le mythe voulant que le système bancaire ne soit pas vraiment mort.
En réalité, les dommages ne s’élèveront pas à 700 milliards de dollars, mais à près de cinq billions de dollars, soit la valeur des hypothèques de Fannie Mae et Freddie Mac. Ce n’était rien d’autre qu’un sauvetage de l’industrie des produits dérivés valant des quatrillions de dollars, qui, autrement, devait faire face à des dividendes de plus d’un billion de dollars sur les CDS et MBS vendus. Il était nécessaire, selon le secrétaire du Trésor Henry Paulson, de sauver le pays d’une « correction du marché immobilier ». Mais, ajoutait-il, le rachat de 700 milliards de dollars financé par les contribuables ne préviendrait pas la chute d’autres banques, ce qui entraînerait en retour un krach boursier.
En d’autres mots, Henry Paulson faisait du chantage au Congrès afin de mener un coup de l’élite financière sous les apparences d’une nécessité de légiférer pour colmater la brèche. Cela a simplement transféré les richesses d’une classe vers une autre, comme ce fût le cas il y a presque un siècle. Les mots étaient à peine sortis de la bouche de M. Paulson que déjà d’autres institutions financières implosaient et s’ensuivait la désintégration du système financier mondial, largement modelé sur un système bancaire américain glorifié.
En septembre, sa marge de crédit étant désormais assurée, la Réserve fédérale a acheté la plus grande compagnie d’assurances au monde, AIG, au montant de 85 milliards de dollars pour 80 % de son capital. AIG était le plus gros vendeur de CDS, mais au moment où elle se devait de payer des biens donnés en garantie qu’elle ne possédait pas, elle vacillait au bord de la faillite.
En octobre, l’Islande en entier a fait faillite, car il avait acheté des prêts hypothécaires à risque à titre d’investissements. Les banques européennes ont commencé à exploser, toutes désireuses d’encaisser concurremment leurs actions gonflées afin de payer leurs dettes à bas taux d’intérêt avant que ces taux ne grimpent. L’année précédente, les signes étaient évidents lorsque le plus grand prêteur hypothécaire étasunien, Countrywide, s’est écroulé. Peu après, le plus grand prêteur du Royaume-Uni, Northern Rock, a fait naufrage : Londres copiait depuis longtemps la finance créative de Wall Street. Les manufactures automobiles du Japon et de la Corée ont plongé de 37 %, contractant les économies du monde entier. Le Pakistan est également au bord de la faillite, avec des réserves réelles de trois milliards de dollars, assez pour acheter des réserves alimentaires et du pétrole pour un mois et tenter de geler les paiements à l’Arabie Saoudite, qui lui fournit 100 000 barils de pétrole quotidiennement. Sous le président Musharraf, qui a quitté le pouvoir juste à temps, la devise pakistanaise a perdu 25 % de sa valeur, et son inflation atteignait 25 %.
Entre-temps, les prix de l’énergie ont monté en flèche, le pétrole atteignant un sommet d’environ 150 $ le baril cet été. Les coûts du chauffage, du pétrole, du transport et les coûts de production ont immédiatement été refilés aux propriétaires déjà à sec. Pourtant, 30 % des coûts d’un baril de pétrole étaient basés sur les spéculations de Wall Street, grimpant à 60 % pendant l’été en raison de la crainte des spéculateurs. Aussitôt que la crise financière a frappé, les prix du pétrole ont soudainement chuté, passant de 147 $ en juin à 61 $, prouvant que le facteur spéculatif de 60 % était bien plus précis. Ce brusque déclin a aussi révélé le manque de contrôle de l’OPEP sur la montée fulgurante des prix ces dernières années, un contrôle qui repose presque directement sur les épaules de l’Arabie Saoudite. En septembre, lorsque l’OPEP a tenté de maintenir des prix plus élevés en réduisant sa production, c’est l’Arabie Saoudite qui a voté contre une telle initiative, au détriment de son propre revenu.
L’Europe a alors décidé qu’elle ne serait plus jamais ruinée par les excès des États-Unis. La « vieille Europe » en avait peut-être assez de se faire dicter sa conduite par les États-Unis, qui ont refusé de faire des compromis sur les prêts qu’ont contractés leurs pays détruits après la Seconde Guerre mondiale. Le 13 octobre, les nations autrefois divisées de l’Europe ont approuvé unilatéralement un plan de sauvetage totalisant 2,3 billions de dollars. C’est trois fois plus que le plan américain pour une catastrophe que seul les États-Unis ont créée.
À la mi-octobre, le Dow, le NASDAQ et le S&P 500 ont effacé tous les gains accumulés dans la dernière décennie. Le stratagème frauduleux pyramidal de l’argent facile à partir de rien a résulté en une surabondance du crédit, une exagération des prix des maisons, ainsi qu’en une incroyable évaluation des actions, due au fait que les investisseurs ne retireraient pas leur argent tous en même temps. Mais tout s’effondrait à une vitesse casse-cou, sans solution à l’horizon. Le président Bush a dit que les gens ne devraient pas du tout s’inquiéter parce que les « États-Unis sont la destination la plus attrayante pour les investisseurs du monde entier ».
Ceux qui souffriront le plus sont les hommes et les femmes qui ont bâti le pays après la Seconde Guerre mondiale et qui arrivent à la retraite après avoir épargné leurs prestations. Ils ont bâti durant les années de guerre, fabriquant ses armes pour des conflits mondiaux. Pendant la guerre froide, l’URSS était l’ennemi omniprésent, donc le complexe militaro-industriel a continué à croître. Ce n’est que lorsqu’il y a une guerre que les États-Unis en profitent.
La Russie ne tolèrera pas une nouvelle guerre froide avec la multiplication des missiles balistiques. Pour sa part, le Moyen-Orient a vu son allié historique se transformer en son pire cauchemar, qu’il soit militaire ou économique. Ces nations ne continueront plus à appuyer le dollar comme monnaie internationale. Les États-Unis ne contrôlent plus l’économie mondiale et sont redevables au reste du monde. Ils ne pourront plus demander à leurs plus grands fournisseurs de pétrole du Moyen-Orient d’ouvrir leurs portefeuilles bancaires afin d’être transparent et démontrer l’absence de corruption ou de connexions terroristes sans qu’il n’y ait de conséquences : la plus grande corruption criminelle de l’histoire vient d’être perpétrée par les États-Unis.
C’était la meilleure escroquerie en ville : être bien payé pour vendre du risque en grande quantité, échouer, et laisser les gouvernements régler le problème au détriment des contribuables qui n’ont jamais même vu un sous de la richesse commune.
Il n’y a pas de solution facile à la crise, ses effets se multiplient comme une maladie contagieuse.
Ironiquement, les banques islamiques sont celles qui sont le moins affectées par la crise.
Elles ont été largement à l’abri de l’effondrement, car elles prohibent l’acquisition de richesses par le jeu (ou l’alcool, le tabac, la pornographie ou les actions dans les compagnies d’armement) et interdisent l’achat et la vente d’une dette, ainsi que l’usure. De plus, les lois bancaires de la Charia interdisent d’investir dans une compagnie dont les dettes excèdent 30 %.
« Les institutions bancaires islamiques ne se sont pas effondrées pour la simple bonne raison qu’elles transigent avec des actifs tangibles et assument les risques », affirme Mohammed Ramady, professeur d’économie à l’Université du Pétrole et des Ressources Minérales du Roi Fahd. « Même si les banques islamiques font partie de l’économie mondiale, l’impact d’une exposition directe aux investissements dans le crédit hypothécaires à risque a été négligeable. La réduction des liquidités a particulièrement affecté Dubaï, qui a contracté de gros emprunts au niveau international. L’effet le plus négatif aura été la perte de confiance dans les bourses régionales. » Les nations arabes ayant un surplus de pétrole « reconsidèrent donc leurs investissements dans les actifs financiers à l’étranger » et accélèrent leurs projets nationaux.
Il y a huit ans, en mai 2000, le banquier islamique saoudien Son Altesse Dr. Nayef Bin Fawaz al Chaalan a donné une série de conférences dans les États du golfe. À l’époque, ses recherches démontraient que les investissements arabes aux États-Unis, se chiffrant à 1,5 billions de dollars, étaient effectivement pris en otage et il recommandait de les retirer et de les réinvestir dans des actifs tangibles du marché arabe et islamique. « Pas dans des actions par contre, car la bourse peut être manipulée à distance, comme nous l’avons vu ces dernières années dans les marchés arabes, où des milliards de dollars se sont évaporés. »
Il a alors annoncé qu’il était certain que le système économique étasunien était au bord de l’effondrement, en raison de ses dettes cumulatives, de l’accroissement constant de son déficit, et de l’intérêt sur cette dette. « Lorsque les dettes et les déficits arriveront à échéance, ils émettront tout simplement de nouveaux bons du Trésor, afin de couvrir les vieux bons échus, avec leurs intérêts et un nouveau déficit ». On ne peut arrêter le cycle ou annuler la dette parce que les États-Unis ne seraient plus en mesure d’emprunter. Le fait de remédier à ce cycle aurait pour conséquence l’effondrement de leur système économique, par opposition au krach partiel, bien qu’énorme de 2008.
« Les banques islamiques, affirmait le Dr. al Chaalan, protègent toujours la richesse des individus tout en mettant un bouchon sur l’égoïsme et l’avarice. Il possède le meilleur du capitalisme, en filtrant ce qu’il a de négatif, et le meilleur du socialisme, en filtrant aussi ce qu’il a de négatif ». Les deux systèmes devaient inévitablement échouer. De plus, l’Europe et le Japon n’avaient plus à être tenus responsables et redevables aux États-Unis pour la protection contre les Soviets.
« La différence fondamentale entre le système économique islamique et le système capitaliste, poursuit-il, est que dans l’Islam, la richesse appartient à Dieu, l’individu n’étant que son administrateur. C’est un moyen et non une fin. Dans le capitalisme, c’est l’inverse : l’argent appartient à l’individu et est un but en soi. Aux États-Unis, spécifiquement, l’argent est vénéré comme un Dieu. »
En somme, le krach du système économique mondial est le résultat de l’arrogance fiscale des États-Unis, fondée sur un type de règlements pour eux, et un autre pour le reste du monde. Sa finance créative accrue a leurré son peuple en lui donnant un faux sentiment de sécurité, et le pays ressemble désormais à l’échec total du capitalisme.
Tout l’exercice de la démocratie par la force contre les nations arabes musulmanes a presque mis les États-Unis en faillite. La guerre froide est terminée et les États-Unis n’ont rien à offrir : pas d’exportations, pas de production, peu de ressources naturelles, ni d’économie dans le secteur des services.
Les marchés ayant résisté le plus aux politiques américaines, en restreignant les investissements directs aux États-Unis, sont ceux-là même qui se débrouilleront le mieux et finiront premiers.
Mais pas avant d’avoir payé un prix très élevé.
Article original en anglais, Death of the American Empire, America is self-destructing & bringing the rest of the world down with it, publié le 23 octobre 2008.Traduit par Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.
Tanya Cariina Hsu est chercheure en politique et analyste spécialisée dans les relations entre l’Arabie Saoudite et les États-Unis. Elle a contribué au récent témoignage écrit sur le Royaume d’Arabie Saoudite pour le Congressional Senate Judiciary Committee au nom de FOCA (Friends of Charities Association) lors des audiences sur la colline du Capitole à Washington, D.C. Son analyse a été publiée et acclamée par la critique à travers les États-Unis, l’Europe et le Moyen-Orient.
Elle a été la première à briser le silence à propos de l’influence israélienne sur le processus décisionnel de la politique étrangère américaine, lors du symposium « A Clean Break », qui se tenait à Washington, D.C., à la colline du Capitole en 2004. À l’époque directrice du développement et analyste à la recherche senior de l’Institut de recherche sur la politique au Moyen-Orient (IRmep), Mme Hsu demeure un membre international de l’Institut.
Née à Londres, elle est déménagée en 2005 à Riyad, en Arabie Saoudite, et écrit en ce moment un livre sur la politique américaine en Arabie Saoudite.
Articles de Tanya Cariina Hsu publiés par Mondialisation.ca
jeudi 20 novembre 2008
mercredi 19 novembre 2008
Charest promet 80 millions pour la culture

Malorie Beauchemin
La Presse
Abolition de la taxe de vente sur les produits culturels, crédits d'impôt pour attirer des grandes productions cinématographiques, bonification du budget de la SODEC, le chef du Parti libéral a présenté, hier, l'essentiel de sa plateforme en culture, au coût total de près de 80 millions.
Alors que Jean Charest prédit une «tempête économique» sur le Québec, un nouveau gouvernement libéral se priverait de 50 millions de revenus annuels de TVQ pour stimuler la vente de disques, de films, de billets de spectacles et autres produits culturels québécois.
Sur l'achat d'un disque de 20 dollars, le consommateur économiserait ainsi 1,50$.
Beaucoup de détails restent par contre à déterminer, notamment sur ce qui serait admissible ou non à l'exemption de taxe. S'il est réélu le 8 décembre, le chef libéral mandatera les ministères du Revenu, des Finances et de la Culture pour établir la liste des produits.
Par exemple, un disque de Céline Dion, produit et réalisé aux États-Unis, mais vendu au Québec, coûtera-t-il moins cher? Ni le chef libéral, ni sa ministre de la Culture, Christine St-Pierre, ne se sont risqués à répondre de façon catégorique.
«Je n'ai pas de doute que ça va être compliqué dans certains cas, a dit M. Charest. On veut envoyer un signal important qu'on supporte l'industrie d'un côté et de l'autre qu'on supporte les familles et les individus qui veulent consommer ces produits et ne demandent pas mieux qu'un encouragement à le faire.»
Mme St-Pierre a toutefois indiqué qu'elle souhaitait que les films doublés au Québec, par des artistes québécois, soient exemptés de TVQ.
Le chef libéral estime que cette mesure respecte les ententes de commerce international signées par le Canada, grâce notamment à l'exemption culturelle incluse dans l'ALENA et la convention sur la diversité culturelle. «Nous croyons que la convention nous protège, nous permet de le faire. On est tout à fait dans notre droit de poser un geste comme celui-là. Si les gens veulent le contester, ils le peuvent», a lancé M. Charest. Les États-Unis, pour qui la culture est une industrie très profitable, ont souvent remis en question les exemptions culturelles dans les grands accords commerciaux.
Le milieu plutôt satisfait
Le milieu de la culture a réagi plutôt favorablement à cet engagement du Parti libéral. «Que le gouvernement dise clairement que les produits culturels ne sont pas des produits comme les autres, c'est une nouvelle très positive», a souligné Solange Drouin, directrice générale de l'ADISQ. Elle estime que cette initiative peut être un bon moyen pour stimuler la hausse de fréquentation des spectacles, par exemple.
La nouvelle a évidemment été fort bien reçue à Culture Montréal. L'organisme avait rendu publiques récemment 11 demandes aux partis politiques, dont l'exemption de la TVQ pour les oeuvres d'art.
«C'est bien de l'étendre à l'ensemble des produits culturels. Ça fait longtemps qu'il n'y avait pas eu d'initiative pour stimuler la demande culturelle. On verra l'impact réel, mais c'est une bonne mesure face au ralentissement économique», a expliqué Simon Brault, président de Culture Montréal. Il dit espérer qu'il y aura d'autres annonces pour la culture durant la campagne, mais qu'il s'agit déjà «d'une belle fleur dans un bouquet potentiel».
Claire Samson, présidente de l'Association des producteurs de films et de télévision du Québec (APFTQ) accueille favorablement cette proposition du Parti libéral. «Ce sont de bonnes nouvelles, a-t-elle estimé. Ça va probablement aider beaucoup l'industrie du spectacle.»
Pour sa part, Stanley Péan, président de l'Union des écrivains du Québec (UNEQ) qualifie l'annonce des libéraux de pure improvisation. Rappelons qu'actuellement le livre est exempt de TVQ. Selon M. Péan, il serait préférable de taxer le livre et de réinvestir l'argent dans l'industrie.
En après-midi, le chef libéral a aussi promis des mesures spécifiques au secteur de la production télévisuelle et cinématographique. S'il est réélu, il augmentera de 10 millions l'enveloppe annuelle de la SODEC dédiée à la production de films. Selon les estimations du PLQ, cette mesure permettrait de financer six films de plus par an. De plus, pour attirer les productions américaines et européennes, et ainsi créer des emplois pour les travailleurs, souvent autonomes, de l'industrie, Jean Charest propose de bonifier les crédits d'impôt pour les dépenses en main-d'oeuvre. La mesure vise à rendre le Québec compétitif face à d'autres provinces, comme la Colombie-Britannique, qui est avantagée par sa proximité géographique avec la Californie.
Charest veut abolir la TVQ sur les produits culturels québécois

Malorie Beauchemin
La Presse
(Longueuil) Le chef libéral Jean Charest propose d'exempter les disques, films, billets de spectacles et autres produits culturels québécois de la taxe de vente (TVQ).
Par année, le gouvernement se priverait ainsi de 50 millions de dollars en revenus, pour promouvoir l'achat de produits faits et réalisées par des artistes et artisans québécois. Sur l'achat d'un disque de 20 dollars, le consommateur économiserait ainsi 1,50 $.M. Charest a promis de réaliser cet engagement «au cours du prochain mandat», sans faire connaître un échéancier précis.
Beaucoup de détails restent en effet à attacher, notamment sur ce qui serait éligible ou non à l'exemption de taxe. S'il est réélu le 8 décembre, le chef libéral mandatera les ministères du Revenu, des Finances et de la Culture pour établir les définitions.
Par exemple, un disque de Céline Dion, produit et réalisé aux États-Unis, coûtera-t-il moins cher ? Ni le chef libéral, ni sa ministre de la Culture, Christine St-Pierre, ne se sont risqués à répondre de façon catégorique.
«Je n'ai pas de doute que ça va être compliqué dans certains cas, a dit M. Charest. On veut envoyer un signal important qu'on supporte l'industrie d'un côté et de l'autre qu'on supporte les familles et les individus qui veulent consommer ces produits et ne demandent pas mieux qu'un encouragement à le faire.»
Mme St-Pierre a toutefois indiqué qu'elle souhaitait que les films doublés au Québec, par des artistes québécois, soient exemptés de TVQ.
En 1991, le gouvernement libéral de Robert Bourassa a exempté l'ensemble des livres de la TVQ, afin d'encourager la lecture.
Crise financière : l'inquiétude gagne la scène

Alexandre Vigneault
La Presse
Le monde du spectacle est en général l'un des premiers secteurs de l'économie touchés par un ralentissement. Et dans la foulée de compressions fédérales qui ont fait couler beaucoup d'encre, les sombres perspectives économiques commencent à angoisser les professionnels des arts de la scène. Et déjà, l'industrie du cinéma est directement affectée par la débâcle des banques.
L'abolition de deux programmes fédéraux de soutien à la diffusion des arts à l'étranger ajoutée au spectre d'une crise d'économique mondiale sèment l'inquiétude chez les diffuseurs, managers et gestionnaires du monde du spectacle, qui craignent de ne pas pouvoir respecter tous leurs engagements.
Plus de 600 représentations de spectacles canadiens à l'étranger sont d'ailleurs menacées selon un coup de sonde mené par la Conférence nationale des arts de la scène (CINARS), qui a débuté hier à Montréal. «L'inquiétude est installée et elle est palpable, surtout chez les compagnies du Québec et du Canada, précise Alain Paré, président-directeur général de CINARS. Celles qui ont signé des ententes pour 2009-2010 se demandent si elles pourront respecter leurs engagements.»
PromArt et Routes commerciales, deux des programmes récemment abolis par le gouvernement Harper, permettaient à plusieurs de ces compagnies de boucler leur budget afin d'aller présenter leurs productions ailleurs dans le monde.
«On a déjà des annulations. On sait qu'on ne pourra pas aller en Australie», affirme Lynne ter Metz, directrice marketing chez Les 7 doigts de la main. Ces deux dernières années, la troupe avait reçu 150 000 $ de PromArt. «Nos spectacles, on les tourne beaucoup, alors une coupe comme ça, du jour au lendemain, ça a un impact, poursuit-elle. Mais on veut continuer à exister, on veut trouver des solutions.»
Bernard Sauvé, directeur général d'Eponymus, un gestionnaire spécialisé dans la danse contemporaine établi à Vancouver, estime que, si l'aide gouvernementale n'est pas reconduite dans d'autres programmes, il sera «presque impossible» d'effectuer des tournées internationales sans augmenter les cachets ou la contribution du diffuseur. Une idée aussi évoquée aux 7 doigts de la main, tout comme celle de resserrer les tournées pour limiter les déplacements et en diviser les coûts entre plusieurs diffuseurs.
L'incertitude qui règne dans le milieu mettrait en jeu quelque 600 représentations de différents spectacles, selon un coup de sonde réalisé par CINARS. Les compagnies et agences qui ont pris la peine de répondre au sondage parlent non seulement de budget à boucler, mais aussi de tournées internationales sérieusement amputées ou compromises, ainsi que d'une atteinte au lien de confiance tissé entre leurs entreprises et ses partenaires étrangers.
Le privé, pas une panacée
Vu la conjoncture, on aurait pu s'attendre à ce qu'un atelier intitulé Alternatives au financement public: les connaissez-vous? soit très couru. Une trentaine de personnes seulement s'y sont présentées, hier matin. Il y a été question du très complexe système brésilien de soutien aux arts et du rôle important que jouent les fondations privées aux États-Unis. Adam Bernstein, directeur adjoint de la Fondation Mid-Atlantic, a toutefois tenu à préciser qu'obtenir l'aide d'un fonds privé n'est pas la panacée.
L'appui financier des fondations privées est souvent de courte durée il faut être chanceux pour décrocher un engagement de trois ans, selon lui et il est souvent accordé à un seul projet à la fois. M. Bernstein qualifie l'aide gouvernementale de plus «fiable» en ce sens qu'il peut s'agir d'engagements à long terme qui permettent aux compagnies de se structurer, de pérenniser leurs efforts.
Nuages sombres à l'horizon
La conjoncture économique, et le spectre d'une crise économique à venir, aura peut-être pour effet d'amplifier les difficultés des artistes québécois et canadiens à trouver les moyens de rayonner sur la scène internationale. CINARS est un supermarché du spectacle où les diffuseurs viennent faire leur shopping. La situation économique influencera-t-elle leurs choix? «Les gens seront plus sélectifs, prévoit Frank Newman, directeur artistique du Terrapin Puppet Theatre, d'Australie, venu à Montréal pour vendre des productions. Leurs choix seront dictés par la rentabilité. Ils prendront moins de risques et pour les arts ou les productions plus expérimentaux, ce sera plus difficile.»
Debora Staiff, agente de spectacle de Buenos Aires, en Argentine, dit avoir déjà perdu trois tournées en Amérique du Sud cette année. «C'est une conséquence directe de la situation, dit-elle. L'an prochain, en Europe, bien des festivals subiront des coupes de budget, alors je présume qu'il leur sera plus difficile d'acheter des spectacles que cette année ou l'an dernier.»
Alain Paré, lui, ne croit pas que les diffuseurs se montreront plus frileux qu'à l'ordinaire. «Mais ils voudront s'assurer que le financement sera là et que ces compagnies n'annuleront pas leurs spectacles», fait-il valoir. Ce n'est pas qu'un petit problème. Dans le sondage réalisé par CINARS, Les 7 doigts de la main précise que l'assurance qu'une partie des frais de transport étaient défrayés par le gouvernement du Canada constituait un élément capital lors de la conclusion d'une entente avec un diffuseur étranger.
mardi 18 novembre 2008
Un gouvernement qui n'a aucune vision...
En effet, si tout va comme ils l'ont décidé, l'année prochaine, il n'y aura plus d'arts plastiques, d'arts et communication, d'art dramatique, de piano, de guitare, de violon, bref, toutes les options liées à l'art. L'art, en plus d'être un moyen de s'exprimer et de développer notre culture, c'est aussi une motivation scolaire et morale. C'est une façon, pour les jeunes, de relaxer et de stimuler également les deux parties du cerveau. C'est un besoin et une manière de vivre qui ne doivent pas être relégués aux oubliettes par la faute d'un gouvernement qui n'a aucune vision...
Domlebo, Cowboys Fringants
Un nouveau groupe cherche à unir les artistes pour la défense des droits de l'homme
Artists for Human Rights attire l'attention sur la Déclaration universelle des droits de l'homme.
Rédactrice
Washington - Artists for Human Rights (AFHR, Artistes pour les droits de l'homme) est un organisme qui n'existe que depuis deux ans, mais il attire déjà l'attention d'artistes du monde entier qui sont prêts à mettre leur talent au service de l'éducation des autres au sujet des libertés définies dans la Déclaration universelle des droits de l'homme.
Cette organisation a été créée par Anne Archer, une actrice américaine bien connue pour ses rôles dans Garde Rapprochée (Man of the House, 2005), Danger immédiat (Clear and Present Danger, 1994), Jeux de guerre (Patriot Games, 1992) et Liaisons dangereuses (Fatal Attraction, 1987), film pour lequel elle a été nommée pour le meilleur second rôle féminin récompensé par un Oscar.
« Les artistes ont la capacité de toucher la société si profondément qu'il peut en résulter des changements directs », affirme Mme Archer sur le site Web d'AFHR. « Les artistes ont toujours été les meilleurs défenseurs des droits de l'homme parce qu'ils savent à quel point la protection des libertés individuelles est vitale. »
Mme Archer a été inspirée par l'œuvre de Mary Shuttleworth, fondatrice et présidente de Youth for Human Rights International, une société sans but lucratif vouée à l'enseignement des droits de l'homme aux jeunes du monde entier.
L'un des projets les plus ambitieux de ce groupe a été déployé en Europe en 2008. Il s'agissait d'expliquer chacun des 30 articles de la Déclaration universelle des droits de l'homme dans des annonces publiques télévisées de 30 à 60 secondes.
« Anne a été captivée par le fait qu'une expression artistique, esthétique et dont le but n'était pas de sermonner pouvait avoir une influence sur le sujet des droits de l'homme. C'est ainsi qu'elle a eu l'idée d'Artists for Human Rights », a déclaré le directeur exécutif d'AFHR, M. Michael Wisner, à America.gov.
« Notre idée était de mobiliser et d'éduquer les artistes, et de les amener à promouvoir et disséminer des informations sur la Déclaration universelle des droits de l'homme et sur ce qu'elle signifie pour chacun. »
Selon lui, l'une des campagnes les plus enthousiasmantes d'AFHR a été l'obtention d'un espace d'exposition pour les artistes qui participaient à la Biennale internationale de l'art à Florence (Italie) en 2007.
Cet événement, l'un des plus grands et des plus prestigieux en matière d'art contemporain, a attiré plus de 20.000 visiteurs et présenté les œuvres de 1.000 artistes de plus de 70 pays.
Les œuvres des artistes affiliés à AFHR portaient toutes sur le thème des droits de l'homme. Parmi les œuvres les plus remarquables on peut citer Freedom, du photographe Michael Doven, Escape from Suppression du peintre Ron Anderson, et We Believe in Peace, de Pomm, une artiste bien connue pour ses aquarelles.
Selon cette dernière, les artistes ont des moyens uniques de communiquer avec les gens. « Ensemble, nous utilisons le pouvoir de communication des artistes pour créer un monde dans lequel les droits de l'homme seront respectés et seront une réalité, et non un rêve. »
La participation d'AFHR à la biennale, a déclaré M. Wisner, a suscité l'enthousiasme de nombreux artistes italiens qui ont voulu créer leur propre section locale. D'autres sections ont également été formées au Royaume-Uni, en Australie et en Afrique du Sud.
AFHR est également en train d'essayer d'obtenir des locaux d'exposition pour les artistes des droits de l'homme à l'occasion du salon Art Basel qui se tiendra à Miami Beach (Floride) en 2009.
Ce salon est en effet considéré comme l'un des plus importants aux États-Unis et est un événement jumelé avec le salon d'Art de Bâle qui a lieu en Suisse chaque année depuis 39 ans.
Les efforts d'AFHR ne se limitent pas toutefois aux arts visuels. Cet organisme a déjà organisé aux États-Unis plusieurs concerts sur le thème des droits de l'homme, et il est en train de préparer une série d'annonces éducatives.
AFHR a également engagé des photographes de renommée mondiale pour illustrer un livre d'explication des droits de l'homme, a ajouté M. Wisner. Il a précisé qu'AFHR encourageait les jeunes artistes à s'engager en faveur des droits de l'homme mais n'avait pas de calendrier préétabli.
« Nous nous attachons à trouver des terrains d'entente. Nous sommes ouverts à toutes les croyances et à toutes les nationalités. »
Réunion du GéFaim !
Moi, Ayman El Kayman,
- Considérant l’incapacité des puissants de ce monde à mettre fin à la crise mondiale du capitalisme,
- Attendu que les dirigeants des pays du G20 réunis à Washington le week-end dernier ne représentent qu’eux-mêmes et n’ont fait que blablater,
- Considérant que les plus frappés par la crise mondiale ne sont pas ceux qu’on dit,
afin de décider des mesures d’urgence à prendre pour remettre le monde à l’endroit :
- Interdiction immédiate de tous les paradis fiscaux ;
- Interdiction immédiate de tous les parachutes, dorés, argentés et plombés ;
- Fermeture de toutes les bourses capitalistes ;
- Interdiction de tout commerce visant à des profits avec des biens publics ;
- Interdiction de toute production et de tout commerce d’armes visant à tuer des êtres vivants.
Date de la rencontre : tout de suite.
Signé : Ayman El Kayman, président autoproclamé du GéFaim
lundi 17 novembre 2008
LES ENJEUX DE LA CRISE FINANCIÈRE
en association avec le Centre de recherche sur la mondialisation
présente:
La Grande Dépression du XXIème siècle
avec Michel Chossudovsky
- Les causes et les conséquences de l'effondrement des marchés;
- L'économie réelle en banqueroute;
- Les impacts sur l'emploi et le niveau de vie;
- La décomposition des finances publiques;
- Impacts sur les services de santé et d'éducation;
- L'enrichissement d'une minorité sociale;
- La mondialisation de la pauvreté.
Quelles sont les solutions de rechange?
Michel Chossudovsky est professeur d'économie, directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et auteur de Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial.
Conférence en français
Débat avec l'auditoire en français et en anglais
Jeudi, 27 novembre 2008 à 19h
Centre St-Pierre, 1212 rue Panet, S-100
À cinq minutes du métro Beaudry (stationnement gratuit)
Entrée gratuite
G20 : non lieu général dans l'affaire de la crise financière
Les responsables de la crise devaient être lourdement condamnés. Le capitalisme devait être refondé. Sarkozy et Brown annonçaient un "nouveau Bretton Woods", révolutionnaire. Mais le sommet aura finalement accouché d'une souris. Car on découvre aujourd'hui qu'il ne s'agissait que d'une rencontre amicale, sans ordre du jour, portant sur une crise dont les causes font débat, et qui se tient dans un pays maître sans gouvernement opérationnel.
Du vague peu concret
Résultat ? Des recommandations au niveau mondial, floues et déjà évoquées à maintes reprises : relancer l'économie mondiale et stabiliser les marchés financiers de façon coordonnée, ouvrir la gouvernance économique mondiale aux pays émergents, encourager l'aide au développement, renforcer la transparence et la responsabilité, favoriser une régulation saine, et refuser le protectionnisme. Des principes plus que des "mesures"... ce que confirme le document, dans lequel les Vingt annoncent être "déterminés à prendre des mesures rapides pour mettre en oeuvre ces principes". A charge pour les ministres des finances de se débrouiller pour en faire sortir quelque chose de consistant.
Du concret un peu... vague
Au chapitre des "mesures concrètes" : des recommandations concernant les normes comptables mondiales, la surveillance des agences de notation, l'amélioration de la gestion du risque bancaire, la réforme des institutions financières internationales. Impressionnant sur le papier, sauf que le document ne présente aucune contrainte, et que ces recommandations restent le plus souvent au niveau des intentions. En clair, rendez-vous en avril 2009, pour voir ce que les ministres des finances nous auront concocté, et voir quelles notes ils se seront données, car une auto-évaluation du "plan d'action" est aussi prévue à cette date.
Comble de l'ironie...
Le document affirme que "ces réformes ne porteront leurs fruits que si elles s'appuient sur des économies fondées sur les principes du libre marché", insistant notamment sur les notions de "propriété privée", d'"ouverture des investissements" et de "concurrence". Bref, l'exact contraire de ce qui est en train de se produire : nationalisation du secteur bancaire et réduction de la concurrence par des rapprochements quasi-monopolistiques autorisés dans l'urgence. Faites ce que je dis, pas ce que je fais... Et après avoir affiché son intention de réguler les marchés financiers, le G20 annonce que "dans les douze mois à venir, (il s') abstiendr(a) d'ériger de nouvelles barrières à l'investissement ou au commerce des biens et des services, d'imposer des nouvelles restrictions". Il fallait y penser !
Comble de l'indécence...
Le communiqué final affirme que ces mêmes principes "ont sorti des millions de personnes de la pauvreté et permis une élévation importante du niveau de vie mondial", au moment où les pays développés réduisent drastiquement leurs aides au développement, où le nombre d'êtres humains exposés à la famine atteint le milliard (+250 millions en deux ans), où le Programme d'Aide Alimentaire (PAM) réduit ses actions, par manque de denrées, et qu'une grande partie de la récolte 2008-2009 des pays pauvres est condamnée, faisant redouter une famine des plus graves, selon Louis Michel, commissaire européen en charge du Développement.
Le G20 pris les doigts dans la crise...
Oubliée la mise au ban des responsables, au contraire, on les remet en piste. Oubliée la refondation du capitalisme, au contraire, on insiste à nouveau sur ses principes les plus libéraux, en appelant ça "la réforme". Et les déclarations flamboyantes à la sortie de cette petite sauterie résonneront longtemps, dans le vide. Mais finalement, pouvait-on réellement attendre une révolution d'une institution qui, à la sortie de sa précédente réunion, en novembre 2007 en Afrique du Sud, affirmait que "le probable ralentissement de la croissance économique mondiale devrait être modeste"... ?
Il a fallu deux années de travail de préparation pour arriver à boucler le "Bretton Woods" original. C'est visiblement mal parti, mais l'espoir fait vivre...
LaRouche to Speak on "The Greatest Crisis in Modern History"
Informed banking sources from Paris, and elsewhere, have warned that the failure of the Nov. 15th meeting of leading nations, initiated by French President Nicolas Sarkozy to discuss the outlines of a "New Bretton Woods," will likely lead to a monumental crash of the world financial system on the following Monday, leading very rapidly to systemic implosion into a New Dark Age. That situation will set the stage for Lyndon LaRouche's international webcast on Nov. 18, entitled "The Greatest Crisis in Modern History."
The only alternative to such a disaster, would be the rallying of leading patriotic forces, from the United States, Russia, China, and India, around the principles for a New Bretton Woods that have been outlined by leading U.S. economist LaRouche. The election of Barack Obama has solved less than nothing. Action on LaRouche's proposals must be taken immediately.
LaRouche made the situation clear in a Nov. 6th statement: "All negotiations pertaining to the current world financial-economic emergency are a disgusting waste of time unless they are premised on replacing the present world monetary system, through a process of reorganization in bankruptcy, to a credit-system modelled on that provision within the U.S. Federal constitution. Any proposed reform within the context of existing monetary systems is, in effect, an act of insanity."
The failure of national leaders, and thinking citizens, to have the guts to fight for LaRouche's principles of reorganization, especially as he laid them out on July 25, 2007, have brought the United States, and the world, to this current crisis point. Even as Nov. 15 approaches, LaRouche is working to mobilize those leaders to educate themselves, and establish guidelines for action.
But, regardless of the outcome, in the aftermath of the international summit, LaRouche's leadership will be more urgent than ever. Thus, leading thinkers from all nations, and especially the United States, are strongly urged to tune in to, or attend, LaRouche's November 18 international webcast, which will begin at 1 pm Eastern time at a Washington, D.C. location that Tuesday. The webcast will be aired live at www.larouchepac.com.